La Finlande et la Suède ont soumis leurs demandes d’adhésion à l’Otan

Europe

La Finlande et la Suède ont soumis, ce mercredi 18 mai, leurs demandes d’adhésion à l’Otan. Des consultations sont en cours entre les Alliés pour lever l’opposition de la Turquie à l’intégration des deux pays nordiques dans l’Alliance.

La Finlande et la Suède ont formellement transmis ce mercredi 18 mai leur demande d’adhésion à l’Otan. La ratification de cette demande d’adhésion par les parlements des pays membres de l’Alliance devrait prendre jusqu’à un an, selon des diplomates.

« C’est un moment historique à un moment critique pour notre sécurité », a déclaré le secrétaire général de l’Otan Jens Stoltenberg, qui a reçu les demandes d’adhésion présentées par les ambassadeurs de deux pays. « Nous espérons conclure rapidement » le processus, a-t-il ajouté.

Les réticences turques

Des consultations étaient en cours mercredi au sein du Conseil Atlantique pour tenter de lever l’opposition de la Turquie au lancement du processus d’adhésion, a-t-on appris de source diplomatique.

Ankara peut le ralentir en refusant l’ouverture des discussions au sein du Conseil Atlantique, première étape de la procédure. La Turquie peut ensuite bloquer en refusant de signer les protocoles d’adhésion et enfin refuser de ratifier l’adhésion. L’unanimité des 30 membres de l’Alliance est impérative pour les adhésions. «Tout est possible, a confié un diplomate européen. Mais à l’Otan on trouve toujours des solutions.»

Ankara «ne cèdera pas»,

Le président turc Recep Tayyip Erdogan pourrait vouloir porter le sujet au sommet de l’Otan organisé à Madrid les 29 et 30 juin. Ankara «ne cèdera pas», a-t-il assuré lundi. Ankara accuse la Suède d’être «la pépinière d’organisations terroristes» comme le PKK kurde et reproche aux deux pays nordiques de ne pas approuver les demandes d’extradition de personnes accusées d’être des terroristes ainsi que d’avoir gelé des exportations d’armes vers la Turquie.

La Turquie a bloqué en début de semaine une déclaration de l’Otan favorable aux adhésions des deux pays, a-t-on appris de source diplomatique. Le blocage turc prive la Finlande et la Suède de la protection assurée par l’Otan à tous ses membres en cas d’agression.

«Les intérêts de sécurité de tous les alliés doivent être pris en compte et nous sommes déterminés à examiner toutes les questions et à parvenir rapidement à des conclusions», a assuré mercredi Jens Stoltenberg aux deux ambassadeurs.

 

ouest-france.fr

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