Attentat à la bombe à Istanbul : ce que l’on sait sur l’enquête ce lundi

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L’attentat a fait au moins six morts et des dizaines de blessés dimanche dans l’artère commerçante d’Istiklal à Istanbul. Une femme de nationalité syrienne a été interpellée. Elle aurait agi au nom du Parti des travailleurs du Kurdistan, assure Ankara, ce que le PKK dément ce lundi 14 novembre.

Les autorités turques ont accusé ce lundi le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) d’être responsable de l’attentat qui a fait au moins six morts et des dizaines de blessés dimanche dans l’artère commerçante d’Istiklal à Istanbul. Ankara a annoncé l’arrestation d’une femme qui, selon la police, a reconnu avoir déposé la bombe.

Qui est la suspecte ?

Selon la police turque, la jeune femme, Alham Albashir, est de nationalité syrienne. Elle a reconnu les faits et avoir agi « sur ordre du PKK », ainsi qu’avoir reçu des directives en ce sens à Kobané, dans le nord-est de la Syrie. Elle a été entraînée au sein des services de renseignement du PKK, ont rapporté des médias turcs. De son côté, le Parti des travailleurs du Kurdistan a démenti ce lundi midi toute implication dans l’attaque.

Elle serait entrée clandestinement en Turquie en passant par Afrine, localité du Nord-Est syrien contrôlée par des soldats turcs et leurs supplétifs syriens, a rapporté la police.

Le ministre turc de l’Intérieur a affirmé qu’au moment de son arrestation, elle s’apprêtait à « fuir » en Grèce, le voisin honni d’Ankara.

Dimanche soir, alors qu’elle n’avait pas encore été interpellée, le président turc Recep Tayyip Erdogan avait évoqué « le rôle d’une femme » dans l’attentat.

Comment aurait-elle commis l’attentat ?

Le ministre de la Justice, Bekir Bozdag, a affirmé dimanche que les images de vidéosurveillance montrent sur le lieu de l’attentat un « sac » déposé sur un banc.

« Une femme s’est assise sur un banc pendant 40 à 45 minutes et, une ou deux minutes après qu’elle s’est levée, il y a eu une explosion », a-t-il déclaré.

« Soit ce sac contenait un minuteur, soit quelqu’un l’a activé à distance », a-t-il ajouté.

La police turque a annoncé lundi que l’explosif utilisé dans l’attentat était du « TNT à forte puissance ».

Comment a-t-elle été arrêtée ?

La jeune femme a été interpellée avec plusieurs autres suspects dans un appartement de Kucukcekmece, dans la banlieue d’Istanbul.

Selon la police turque, elle a pris un taxi pour quitter le lieu de l’attentat et s’est d’abord rendue à Esenler, un quartier populaire d’Istanbul. Après avoir identifié le taxi qu’elle a pris, la police a retrouvé sa trace.

Sur une vidéo partagée par la police, on voit des forces de l’ordre interpeller à la pointe de leurs fusils automatiques une jeune femme aux cheveux frisés, portant un sweatshirt violet.

La police affirme avoir découvert dans cet appartement une importante somme en euros et des pièces d’or dans un sac, ainsi qu’un pistolet et des cartouches.

Quarante-six autres personnes ont été arrêtées jusqu’à présent dans les opérations qui sont toujours en cours, ont annoncé les autorités turques.

Accusation envers les États-Unis

Le ministre turc de l’Intérieur Süleyman Soylu a accusé les États-Unis pour leur soutien à certains mouvements kurdes alliés du PKK.

« Nous n’acceptons pas, nous rejetons, les condoléances de l’ambassade des États-Unis. Notre alliance avec un État qui entretient Kobané et des poches de terreur […] doit être débattue », a déclaré le ministre.

Ankara accuse régulièrement les États-Unis et d’autres pays occidentaux de protéger les combattants kurdes du PKK et des Unités de protection du peuple (YPG), considérés comme terroristes par Ankara.

La ville de Kobané, où la poseuse de bombe aurait reçu des directives pour l’attentat, est contrôlée par les Forces démocratiques syriennes (FDS), dont les YPG – alliées au PKK – sont une composante majeure.

Kobané est restée célèbre pour la bataille qui, en 2015, a permis aux forces kurdes soutenues par la coalition occidentale de repousser le groupe djihadiste État islamique.

Le PKK dément toute implication

Le Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK) a démenti ce lundi toute implication dans cet attentat dont les autorités turques lui ont attribué la responsabilité. « Il est bien connu que nous n’avons aucun lien avec cet événement, que nous ne visons pas les civils et rejetons les actions qui le font », a-t-il affirmé dans un communiqué publié par l’agence de presse Firat, proche du PKK.

 

 

ouest-france

pixabay

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