Anxiété, dépression : la pollution de l’air jouerait un rôle dans les troubles mentaux

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Une étude britannique établit un lien entre l’exposition à la pollution de l’air et l’aggravation des troubles mentaux.

C’était dans l’air depuis quelque temps… La pollution était déjà classée comme cancérogène pour l’homme. Mais elle joue aussi un rôle sur les maladies mentales, selon la Société européenne de cardiologie.

Les chercheurs ont suivi 13 000 patients londoniens, pendant sept années. Ils ont calculé le taux de pollution atmosphérique dans leurs maisons et ont constaté que plus il était élevé, plus le risque d’hospitalisation (18 %) et la probabilité de recours à un suivi médical (32 %) augmentaient. Le lien n’est pas causal mais il est biologiquement plausible, annoncent les chercheurs.

Dégâts physiques

Des liens avaient déjà été établis entre la pollution de l’air et l’augmentation de cas de dépression et d’anxiété. Les enfants qui grandissent dans des zones polluées seraient plus exposés aux maladies mentales, comme la schizophrénie, annonçait en 2019 la revue scientifique américaine PLOS Biology. La pollution de l’air réduirait même l’intelligence ! Les résultats à des tests de langue et d’arithmétique chutaient lors des pics de pollution, indiquait une étude réalisée en Chine et publiée dans la revue américaine PNAS en 2018.ouest-france.fr

Les dégâts sont avant tout physiques : tous les organes et les cellules du corps humain, notamment celles du cerveau, se dégradent au contact des particules polluantes.

Les polluants atmosphériques sont connus pour avoir de puissantes propriétés inflammatoires et l’inflammation serait un facteur de troubles psychotiques et de troubles de l’humeur »,expliquent les chercheurs.

Pas le choix pour Joanne Newbury de l’Université de Bristol, qui a dirigé l’étude. Il faut réduire la pollution de l’air, en élargissant les zones à faibles émissions. I l est plus facile d’améliorer la qualité de l’air, insiste-t-elle, que de résoudre des problèmes mentaux. Et le système de santé économiserait des dizaines de millions d’euros par an.

 

 

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