Zone euro : croissance, pic d’inflation, consommation… Les prévisions de la Commission européenne

Europe

La Commission européenne prévoit, ce jeudi 11 novembre, une croissance du PIB à 5 % dans la zone euro pour 2021. Elle note aussi un rebond de l’inflation, qui devrait peser sur la consommation et l’investissement.

La Commission européenne a légèrement augmenté, jeudi 11 novembre, sa prévision de croissance du PIB (produit intérieur brut) dans la zone euro pour 2021 à 5 %, tout en abaissant son pronostic pour 2022 à 4,3 %, contre respectivement 4,8 % et 4,5 % attendus jusqu’ici, soulignant que l’expansion se poursuivait malgré des vents contraires.

L’exécutif européen estime que le rebond de l’inflation, tirée par l’explosion des cours du gaz, devrait peser sur la consommation et l’investissement. Mais il s’attend à ce que la hausse des prix se tasse l’an prochain à 2,2 % après « un pic » à 2,4 % cette année, selon un communiqué.

La reprise de la consommation se poursuit

L’économie européenne avait retrouvé la croissance au printemps et celle-ci s’est poursuivie à un rythme soutenu durant l’été, grâce à la levée des restrictions sanitaires qui pesaient notamment sur les services liés aux loisirs (hôtellerie, restauration, voyage…) et avaient entraîné le continent dans une récession historique l’an dernier.

La consommation devrait continuer à alimenter cette expansion. « L’embellie du marché du travail et un recul attendu de l’épargne des ménages devraient contribuer à soutenir les dépenses des ménages », estime la Commission.

Elle s’attend également à ce que le plan de relance de l’UE, qui s’est traduit par de premiers versements aux États membres cet été, soutienne l’investissement public et privé.

Les problèmes d’approvisionnement « pèsent sur l’activité »

Néanmoins, l’exécutif européen reconnaît que le contexte est assombri par les perturbations des chaînes mondiales d’approvisionnement qui « pèsent sur l’activité, notamment dans le secteur manufacturier ».

La Commission se félicite de la création d’environ 1,5 million d’emplois au deuxième trimestre. Pour l’ensemble de l’UE, le taux de chômage atteignait 6,8 % en août, retrouvant quasiment son niveau de fin 2019, avant la crise. Bruxelles table sur une poursuite du recul du chômage l’an prochain.

La poursuite de la croissance, accompagnée par la levée des mesures d’urgence comme le chômage partiel, va permettre de réduire les déficits publics l’an prochain à 3,9 % du PIB dans la zone euro, contre 7,1 % en 2021, prévoit encore la Commission.

La dette publique devrait parallèlement se résorber légèrement à 97 % du PIB l’an prochain, contre 99 % cette année.

 

 

ouest-france.fr

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