L’UE réimpose des restrictions sur les voyages non essentiels depuis les États-Unis

Europe

Les pays membres de l’Union européenne se sont mis d’accord lundi pour retirer les États-Unis et cinq autres pays de la liste des pays jugés « sûrs » du point de vue sanitaire, ce qui implique des contrôles accrus pour les voyageurs. Le Kosovo, Israël, le Monténégro, le Liban et la Macédoine du Nord ont eux aussi été retirés de la liste.

L’Union européenne a décidé de réimposer des restrictions aux voyages non essentiels vers son territoire depuis cinq pays, dont les États-Unis et Israël, dans le cadre de la lutte contre la pandémie de Covid-19, selon une recommandation publiée lundi 30 août 2021.

Les vaccinés pourraient ne pas être concernés

Les États membres conservent cependant la possibilité de lever ces restrictions pour ce type de voyage pour les personnes totalement vaccinées, ajoute le communiqué.

Les cinq pays retirés de la liste pour lesquels l’UE recommande la levée des restrictions pour les voyages non essentiels sont, outre les États-Unis et Israël, le Liban, la Macédoine du Nord et le Monténégro. Le Kosovo est également retiré de cette liste qui est régulièrement actualisée.

Le variant Delta a fait repartir les contaminations à la hausse aux États-Unis tout comme en Israël, qui avait été l’un des premiers pays à lancer une vaste campagne de vaccinations.

Les États-Unis pourraient durcir aussi leurs procédures

Les frontières américaines sont fermées à l’immense majorité des voyageurs internationaux, qu’ils soient testés ou vaccinés, depuis mars 2020.

La liste des pays tiers pour lesquels l’UE recommande la levée des restrictions de voyage comporte actuellement 17 pays plus la Chine (sous réserve de réciprocité) ainsi que les régions administratives spéciales de Hong Kong et Macao et le territoire de Taïwan.

Mais la Maison Blanche, qui dit depuis des semaines étudier les conditions de réouverture de ces frontières, a pour la première fois lundi laissé entrevoir les conditions que pourraient poser les États-Unis aux voyageurs étrangers, dont les Européens.

« Les agences du gouvernement fédéral continuent à travailler pour développer une procédure cohérente et sûre pour les voyages internationaux, ce qui inclut l’Europe », a dit Jen Psaki, porte-parole de l’administration Biden, lundi lors d’un point presse. « Cela impliquera de renforcer les efforts de protection des citoyens américains, y compris en durcissant potentiellement les procédures de test pour les voyages internationaux, et cela peut aussi impliquer qu’en temps voulu les ressortissants étrangers qui viennent aux États-Unis soient complètement vaccinés », a-t-elle précisé.

Le lobby des compagnies aériennes fustige la décision

Le lobby des compagnies aériennes aux États-Unis a lui fustigé la décision de Bruxelles. « Les recommandations de l’Union européenne sont un pas en arrière et ont clairement déçu les compagnies aériennes américaines qui ont travaillé avec diligence pour reprendre le service transatlantique en toute sécurité », a déclaré Airlines for America.

« Avec la réouverture de l’UE, les Américains se sont empressés d’acheter des billets, de faire leurs valises et de retrouver leurs proches qu’ils n’avaient pas vus depuis près de deux ans », poursuit le lobby.

La liste des pays tiers pour lesquels l’UE recommande la levée des restrictions de voyage comporte actuellement 17 pays plus la Chine (sous réserve de réciprocité) ainsi que les régions administratives spéciales de Hong Kong et Macao et le territoire de Taïwan.

L’UE devrait annoncer dans les prochains jours avoir atteint son objectif d’une vaccination complète de 70 % de sa population adulte, marquée cependant par des disparités entre ses États membres.

 

 

ouest-france.fr

pixabay

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